De Santiago à la Patagonie

Voici notre premier article, qui symbolise le debut de notre voyage.

Nous avons commencé notre périple depuis l’aéroport de Paris. Nous avions pris les billets les moins chers, on a donc eu un voyage un peu long: Paris – New York, New-York – Atlanta et pour finir Atlanta – Santiago, on n’était pas mécontants d’arriver… Mis à part qu’on a du courir dans l’aéroport d’Atlanta pour attraper notre avion et qu’à l’arrivée à Santiago il manquait le sac à dos d’Aurélien – qu’on a récupéré le lendemain midi !
On a donc récupéré notre voiture le jeudi après avoir souscris à une assurance auto internationale et sommes partis en direction de Pucón. Nous avons dormi en chemin et avons profité de cette première escale pour faire un grand rangement de nos affaires. Franchement nécessaire ! Le lendemain, on repart assez tôt et on s’arrête à un Copec (station essence) où nous avons pu prendre une douche, des vrais routards! Une fois à Pucón où nous avons réservé notre excursion du lendemain : l’ascension du volcan Villarica, encore actif, au pied duquel nous avons posé notre campement le soir.

Le lendemain, lever aux aurores et nous admirons le reflet de la lave à la base du cratère qui contrastait avec les étoiles de la nuit noire. Magnifique! Nous partons donc avec l’agence un peu plus tard pour monter le volcan, et là, la cata! La courroie du van qui nous emmenait cède, nous avons donc dû attendre un van de secours puis avons pu commencer le trek. Après une bonne marche, on arrive au sommet, masques à gaz de sortie, et apercevons une mini éruption de lave, magnifique! Tout comme la vue sur les volcans, glaciers et lacs autour.
Le soir, direction le lac de Cabhurga où nous nous sommes baignés pour se décrasser un peu et où nous avons dormi sur la plage.

Le dimanche, nous partons vers Bariloche, en argentine. Arrivés à la frontière chilienne, rien à faire les douaniers ne nous laissent pas passer! C’était une frontière réputée difficile, on l’a vérifié ! La prochaine fois on sera meilleurs.
Du coup, changement de plan nous sommes partis vers Petrohue à côté de Puerto Varas. Nous posons le camp au bord du Lago de Todos los Santos, surplombé par le volcan Osorno. Tout simplement magnifique!
Le lendemain, nous décidons d’aller voir le volcan de plus près, et faisons la randonnée ” Paso de la desolación “, qui contourne le volcan et nous fait arriver à sa limite neigeuse, tout en gardant la vue sur le lac et les montagnes qui le bordent. Fatiguant mais ça vaut le détour! 24 kms en 6h15 au lieu de 8h, on est des machines!
Avant de repartir, nous nous sommes arrêtés voir les Saltos de Petrohue, qui sont des chutes d’eau magnifiques et impressionantes au regard de la couleur turquoise de l’eau et de la puissance du débit. Nous avons ensuite loué une petite maison pour la nuit, histoire de prendre une douche (plutôt nécessaire après 3 jours sans se laver!)

Le lendemain, direction Puerto Montt qui sincèrement ne vaut pas le coup d’y rester. Nous y avons acheté les billets pour prendre un bateau jusqu’au parc naturel Púmalin et y avons fait des grosses courses car en Patagonie, les supermarchés se font plus rares et chers… Une fois le plein fait, on prend un bac depuis La Arena jusqu’à Caleta Puelche, une traversée d’environ 30 minutes au cours de laquelle un albatros (plus gros oiseau du monde) est venvoler autour du bateau, vraiment impressionant mais pas de photo pour cette fois !

Une fois arrivés, on pose le campement aux abords d’une rivière où nous attendrons le lendemain pour prendre le bateau depuis Hornopiren jusqu’à Caleta Gonzalez. Petite particularité du trajet, il se fait en 3 étapes, nous devons prendre un premier bateau, reprendre la voiture pour 7 kms à Leptepu pour changer de rive et prendre un autre bateau qui nous emmènera à l’entrée du parc Púmalin. Le parc a été légué en 2017 au Chili par Kris Thomkins, qui avec son mari Douglas (lui est créateur de The North Face, et elle ancienne CEO de Patagonia) avaient acheté ces terres par souci écologique afin de réinsérer et protéger des espèces menacées. Ils ont été les plus gros propriéteres terriens au monde avant de donner une grande partie au Chili. Nous avons donc pu admirer les moyens qui ont été déployés pour ouvrir le parc aux visiteurs tout en les sensibilisant à l’écologie et à la préservation des espaces naturels. Vraiment réussi ! Nous avons fait deux petites randonnées, avant d’abandonner pour cause de fortes pluies, ça ne s’arrêtait plus ! On a quand même pu voir des alerces, arbres de 3000 ans en voie d’extinction puisque leur écorce servait pour les poêles à bois – maintenant il est interdit de l’exploiter. Lors de la deuxième rando on a pu admirer des cascades impressionantes puis nous sommes rentrés au campement… Complétement trempés ! Heureusement ce dernier était équipé de petits abris avec des tables de picnic, ce qui nous a permi de faire la cuisine et de manger au sec, mais pas sans humidité!

Le lendemain, les gardiens du parc viennent nous parler et nous aprennent qu’il ne va pas s’arrêter de pleuvoir pendant 2 jours et qu’il est impossible de faire un trekking avec ce temps. Nous décidons donc de changer de plans et de descendre plus au sud vers Puyuhuapi et le parc national Queulat… Où il pleut en moyenne 4m par an ! On est optimistes !

13 thoughts on “De Santiago à la Patagonie

  1. Je prends le voyage en cours (mais ça ne fait que 10 jours que vous êtes partis). Maintenant, je ne vous lâche plus et suis votre périple. Merci pour toutes ces photos et les commentaires. Bon voyage. Bises

  2. j’aimerais savoir si les poissons chiliens ou argentins sont délicieux?
    Est ce qu’ils sont les mets de chaque jour?
    Bisous de papounet

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