Sur la route des Incas

Nous arrivons dans le dernier pays de notre voyage, le Pérou, après avoir passé la frontière très rapidement. Notre première ville sera Puno, sur le bord du lac Titicaca. Depuis ici, on prend un bateau pour aller visiter les fameuses îles flottantes d’Uros. Chaque île a une sorte d’ancre pour ne pas dériver, puis ils ajoutent une couche de roseaux tous les 15 jours alors que ceux du dessous pourrissent au fur et à mesure. La visite est très touristique, comme on n’aime pas, mais tout de même à faire car c’est vraiment typique et joli.
On passera ensuite une dernière nuit sur les bords du lac, dans le jardin d’une maison avec une vue magnifique, entourée de lamas, cochons, moutons,… C’est super sympa!

Maintenant, c’est direction le bassin amazonien et Puerto Maldonado. Après presque 2 mois au dessus de 3000m, on va reprendre un peu d’air dans la jungle. Sur la route, on passe un col à 4800m, puis c’est une descente continue jusqu’à la jungle! Vraiment impressionnant malgré le mauvais temps, on aura même le droit à un gros éboulement qui arrive au milieu de la route en direct… Les normes de construction ne sont vraiment pas les mêmes qu’en France.
Après une nuit dans un petit village sur la route, on va prendre un petit déjeuner à 7h du matin. Sauf que surprise, ici les petit-déjeuners sont identiques aux dîners, ça sera donc Lomo Saltado dès le matin.
Sur la route, on arrive vite à 35 degrés très humides, ça nous change. Pour notre petite pause du midi, Perrine décide de tester un plat inconnu, le Cau Cau. C’est en fait du riz avec de la panse de vache, le test n’est vraiment pas concluant! De plus on apprendra une fois à Puerto Maldonado que le petit village où nous nous sommes arrêtés manger est rempli de chercheurs d’or illégaux, avec tout ce qui va avec (prostitution, violences,…).

Après une soirée à écouter les histoires du propriétaire du camping (sur les peuples indigènes, les boas,…) nous partons le lendemain matin pour 3 jours dans la jungle. On part donc pour la jungle avec une maman et sa fille péruviennes, et 3 jeunes allemands. La première étape se fait en 4×4 sur une piste très mauvaise afin de rejoindre les rives du rio Tambopata et attendre notre bateau. Au bout de 40min de navigation, nous arrivons à notre lodge en pleine jungle. Le décor est magnifique, on est accueillis par les deux perroquets mascottes du lodge, on entend des bêtes de partout, c’est super.
Après un très bon repas, on part faire la connaisance de notre colocataire gros lézard dans notre chambre, puis c’est parti pour une balade en forêt avec notre guide (qui s’avèrera être vraiment super) Angel. Il nous montre un tas de plantes médecinales, des feuilles pour se maquiller en rouge, du viagra naturel, un anesthésiant (que l’on testera), des fourmis “bullets” car leur piqûre fait aussi mal qu’une balle, … Après toutes ces découvertes, on rentre au lodge, le prochain rendez-vous sera la recherche de caïmans de nuit. On arrive à peine au bateau que l’on voit 2 yeux qui reflètent la lumière dans l’eau, c’est Pancho, un caíman habitué du lieu qui ne mesure pas moins de 2m de long. Après quelques minutes de navigation, Angel remarque quelque chose sur la rive, on s’approche donc tout doucement, et il saute (en short et tshirt) dans la boue de la rive, et nous revient avec un bébé caïman d’une trentaine de cm… On peut donc le toucher et même le prendre dans les mains avant de le relâcher. Angel nous explique que les caïmans ne sont pas dangereux et ont peur de nous, pour nous prouver cela il fera 2 jours plus tard un plongeon tête la première à 50cm d’un caïman de 2m30… En effet la bête est partie, mais on ne tentera pas quand même!
On rentre ensuite au lodge manger (encore très bon), et après quelques discussions avec les deux perroquets et une petite noix du brésil fraîche que nous ouvrons à la machette, on part se coucher.

Le lendemain, départ à 5h du matin du lodge direction l’observatoire des falaises d’argile, qui font partie du petit déjeuner quotidien des guacamayos, les perroquets. On a très mal dormi puisqu’il a plu dans la chambre et qu’il y a eu un festival de chauves souris juste au-dessus de notre lit, impossible de fermer l’oeil avec leurs cris et leurs battements d’ailes.
On part donc en bateau en direction d’un premier observatoire de perroquets. Ils volent d’arbre en arbre en groupes, c’est super joli. On est déjà conquis. Mais ce n’est que le début. Ensuite nous allons à l’observatoire touristique, où nous sommes face à une falaise d’argile surplombée d’une grande forêt avec des arbres immenses… et plein de perroquets partout. Le but de notre observation est de voir les perroquets descendre manger l’argile sur les falaises. Cette argile permet à leur système immunitaire de se protéger contre les plantes et feuilles toxiques qu’ils mangent pendant la journée.
On attendra environ 5h avant de les voir enfin descendre, car ils sont avertis par un perroquet guetteur à chaque danger potentiel, et on les verra partir et revenir au moins quatre fois. Le danger peut être l’arrivée d’un vautour, ou de singes comme on a pu le constater. Ils ont fini par descendre prendre leur repas, et c’était vraiment super joli, on était contents d’avoir eu la patience d’attendre (trois de notre groupe en ont eu marre et sont rentrés nous attendre au bateau).

L’après midi, nous partons pour une sortie kayak où nous accostons sur une petite plage où un mineur cherche de l’or à l’aide d’une grande machine à moteur. Vraiment triste, ça fait plein de bruit et ça endommage cette belle nature avec les produits chimiques pour extraire l’or. On se baigne ensuite dans le fleuve (avec les boas et autres bêtes sympatiques), puis on retourne au lodge, dans les kayaks tirés à toute vitesse derrière le bateau… vraiment une sortie sympa!
Le soir, avant le dîner, nous partons pour une excursion de nuit dans la forêt. C’est vraiment impressionant tous les bruits que l’on entend. On y verra plusieurs araignées énormes, et on en touchera même une.  La plus grosse faisait plus de 20cm de long, elle est restée dans son nid mais on a pu l’apercevoir. Vraiment impressionnant!

Le lendemain, dernier jour dans la jungle. On part donc en excursion pêche, et tout le groupe rentre bredouille! Perrine a failli sauver la mise en sortant une espèce d’anguille jaune, qui est malheureusement retombée à l’eau. Décidément, pendant tout le voyage on aura été bien bredouilles!
On rentre au lodge, et on se fait appeler à la cuisine par Angel notre guide qui nous propose de l’aider à préparer un ceviche de poisson chat. On est super contents, et on cuisine donc tous les trois, ce qui nous permet d’apprendre une nouvelle recette… excellente! On s’est régalés.
Après le repas, nous rangeons nos affaires et nous partons de la jungle, retour dans la ville de Puerto Maldonaldo. Nous reprenons donc le bateau puis le 4×4, où à un moment un tuk-tuk camionnette était embourbé devant nous. Les garçons réussissent à le sortir de là, et reviennent couverts de boue! On a bien rigolé en imaginant ce que s’est dit le papi paysan en voyant trois gringos torse nu et en bottes venir pousser son tuk-tuk!

Après l’épisode jungle, nous partons sur la route des incas, vers la ville de Cuzco. Sur la route on aura pu goûter le cuy, prononcé “couille” en français, et qui est en réalité du cochon d’inde. Ils le cuisent en entier dans des fours en terre, et ils nous ont servi notre demi cuy, coupé dans le sens de la longueur, avec la tête, les dents et les pattes! Une nouvelle expérience culinaire en tout cas. On a trouvé ça bon mais pas très pratique à manger et peu de viande quand même.
On arrive finalement dans la belle ville inca de Cuzco, qui comporte beaucoup de vestiges. C’est une ville pleine d’histoires avec ses ruines incas et ses bâtiments coloniaux, qui font que c’est très sympa pour se promener. Elle a encore de nombreuses rues qui comportent des parcelles de murs incas, avec même une fameuse pierre qui a été taillée à 12 faces! Nous avons commencé la visite des monuments par le temple de Sacsayhuamán, qui sont des murailles incas qui prennent la forme d’une tête de puma. L’histoire dit que Cuzco a été bâtie en forme de puma, et que ce temple représentait la tête. Les murailles sont donc montées en escalier, ce qui représenterait les crocs du puma. La taille du temple et la finesse des murs avec toutes les pierres taillées à la perfection pour qu’elles s’emboitent ensemble sont vraiment à couper le souffle.
Nous sommes ensuite allés visiter le musée de Qorikancha, qui était, avant l’arrivée des espagnols, couvert d’or. Le travail de la pierre est vraiment très minutieux, c’est magnifique et le musée est très bien fait.
Après les visites de la journée, nous sommes allés acheter nos billets pour la visite du Machu Picchu, avec la combination pour monter sur le Huayna Picchu, la fameuse montagne en pic que l’on voit sur toutes les photos de carte postale.
Avant de partir pour le Machu Pichu, il nous reste un jour de visite autour de Cuzco, on part donc en bus vers les ruines de Tambomachay pour ensuite revenir à pied à Cuzco en visitant quelques ruines. Après les bains cérémoniels de Tambomachay, nous irons à la citadelle de Pukapukara qui offre une super vue sur la vallée sacrée. Après ces visites, on rentre à l’hôtel se reposer et finir de nous préparer pour la randonnée du lendemain.

En effet, comme on vous l’a déjà dit, nous n’aimons pas faire les choses comme les autres, et le Machu Pichu ça se mérite, on fera donc 4 jours de randonnée du Salkantay avant d’arriver au pied du Machu Picchu. On fait évidemment cette randonnée par nous même, et pas avec une agence, on vous reparlera de cela par la suite.

Le départ du trek du Salkantay se situe dans la ville de Mollepata, nous prenons donc un minibus à 5h du matin qui nous y déposera vers 7h30. Nous y rencontrons un américain avec qui nous marcherons pendant toute la longueur du trek, et chose rare: il parle aussi un peu l’espagnol, ça nous facilitera donc la communication. Peu de temps après que le minivan soit parti, Aurélien se rend compte qu’il n’a pas son kway… oublié sur son siège, il ne le récupèrera que de retour à Cuzco.
Nous commençons donc le trek. Les touristes, eux, vont avec leur guide en minivan directement dans la ville d’arrivée de ce soir. Tout le début de la rando est en dénivelé très positif, ça tire sur les muscles! On passe dans des paysages verts, des prairies à perte de vue et plein de végétation de tous côtés, pas de doute, on est en pleine nature! Puis on ne voit plus rien, les nuages sont descendus et il se met à pleuvoir. On sort donc notre équipement de pluie, cape et pantalon étanche, et on continue d’avancer dans le brouillard. Nous arrivons finalement au village de Soraypampa, presque sous le soleil et c’est super beau. On voit presque le mont Salkantay qui apparait de temps en temps, tout enneigé. Normalement de ce village on peut aller voir un joli lac d’altitude, mais après une vingtaine de kms sous la pluie, on a préféré rester tranquillement au camping à se reposer.

Le lendemain, la randonnée commence fort: nous partons de Soraypampa à 3900m pour passer un premier col à 4630m. Au bout d’une heure de montée, nous rattrapons les groupes avec guides alors qu’ils sont partis 30min avant nous… Sachant qu’ils ne portent qu’un petit sac avec une bouteille d’eau et 3 barres de céréales (ce sont les mules qui sont chargées de leurs sacs), alors que nous avons tout pour être en autonomie sur 4 jours… Mais marcher en groupes de 10 ça ne nous intéresse pas!
Nous nous rendons également compte que nous ne sommes que 3 à faire le trek en autonomie (avec l’américain), alors qu’il y a une cinquantaine de personnes avec guide.
Le temps est toujours couvert, on ne voit rien d’entre les nuages blancs. Arrivés au col, on ne distingue pas grand chose, simplement la moraine laissée par un ancien glacier, mais tout le reste est masqué par les nuages. Tant pis, on entame la descente jusqu’au village de bivouac du soir.
Nous arrivons en fin d’après midi à Chaullay, sous le soleil où nous nous reposons en tongs avec une bonne bière Cusqueña. Le pied, entouré de belles montagnes denses de végétation, il y a pire!

Pour le troisième jour de trek, nous partons en direction de Llactapata. Nous observons également pendant notre petit déjeuner que les touristes se font ranger leur tente par leurs guides pendant qu’ils prennent tranquillement leur petit déjeuner. Nous, ça nous conforte bien dans notre choix de départ de le faire seuls, car pour nous le trek c’est avec un gros sac et en autonomie, pas avec un petit sac de promenade!
Nous marcherons les cinq premières heures sur la route, puisque le chemin du Salkantay est inaccessible à cause d’un pont qui s’est effondré. Moins sexy, mais au final on voit les mêmes paysages puisque la route est de l’autre côté de la vallée par rapport au sentier classique. Aurélien s’enfoncera jusqu’aux genoux dans la boue et je devrai retirer mes chaussures pour traverser une rivière, on verra aussi une tyrolienne un peu spéciale pour traverser de l’autre côté de la vallée et le sentier du Salkantay complètement recouvert par des chutes de pierres… on arrive au village “Playa” où généralement les touristes s’arrêtent pour la nuit. Mais nous, on veut continuer jusqu’à Llactapata, où il y a des ruines incas. On a déjà 20km de marche dans les jambes, on se rajoute donc 7km et 800m de dénivelée pour la fin. Vraiment pas facile! En montée constante, on a traversé la forêt humide, avec des mille pattes géants et on a vu des petits serpents noirs avec des petits cercles blancs. On nous dira ensuite qu’ils sont en réalité très dangereux. Heureusement on est arrivés sains et saufs au sommet, où nous avons dormi dans un camping avec vue sur le Machu Picchu. Le propriétaire nous a même prêté son télescope qui nous permettait d’observer les touristes se promener sur les ruines, c’était génial! Avec sa femme ils ont fait un feu dans lequel ils jettaient du champagne, du vin et de la bière puisqu’apparemment c’est l’anniversaire d’une des montagnes et qu’ils remercient la Pachamama (la terre-mère) de cette façon, en lui offrant des bons produits. C’est une coutûme inca que beaucoup continuent d’exercer. Il nous a également montré des endroits où il y avait des ruines incas encore cachées sous la végétation, pas encore officiellement découvertes. C’est génial de savoir qu’il y a encore plein de choses à découvrir dans le monde actuel!

Le dernier jour de trek consiste à rejoindre le village d’Aguas Calientes, qui symbolise le départ pour aller visiter le Machu Picchu. On se lève à 5h30 pour observer le lever de soleil, qui sera malheureusement caché par les nuages. Tant pis, on plie le camp et on commence la descente jusqu’aux ruines de Llactapata, qui était une auberge dans laquelle les incas se reposaient avant de se rendre à Machu Picchu. C’était très joli, avec en plus les rayons de soleil qui commençaient à percer au travers des nuages. On reprend la randonnée, qui descend d’abord jusqu’à Hydroelectrica, par un chemin super glissant à cause de toute la pluie qui est tombée récemment. On aura le droit à quelques petites glissades. Une fois arrivés à Hydroelectrica, nous devons suivre le chemin de train pendant 2h encore avant d’arriver à Aguas Calientes, où nous resterons dans le camping municipal, au pied de la route d’accès à Machu Picchu.

Enfin, arrive le jour de la visite de Machu Picchu, on l’aura bien mérité celui-là! On se lève à 4h du matin pour commencer la montée des marches incas qui mènent jusqu’à la citadelle vers 5h du matin, puisqu’apparemment il faut 1h pour monter et les portes ouvrent à 6h. On commence par attendre 30 minutes que les gardes vérifient nos tickets (ce qui est inutile puisqu’il y a une vérification en haut aussi) et on monte les marches à toute vitesse, en une trentaine de minutes (c’est vraiment plus facile sans sac). On arrive essouflés et trempés de sueur, mais à l’heure pour l’ouverture! On rentre et… c’est tout couvert, il y a des nuages épais qui cachent la vue du Machu Picchu. Heureusement, ça finit par se découvrir partiellement, et on a quelques moments où on peut observer le panorama magnifique sur la citadelle inca. Mais qu’est ce qui leur a pris de construire une ville ici, sur une crête avec 2 versants vertigineux! Le site est très bien restauré et entretenu, c’est super beau.
On se dirige vers la montagne Huayna Picchu car on a payé un supplément pour y monter. Et là, encore des marches, toutes étroites et glissantes avec la pluie, on redouble donc d’attention! Même avec les pieds de Perrine, c’était limite, alors imaginez avec ceux d’Aurélien! Cette montagne était un poste de vigilance et de communication par signaux, ainsi qu’un lieu de culte pour les sacrifices de lamas, en cadeau aux dieux incas. En tout cas, de là haut, c’est magnifique. On peut se rendre compte de l’immensité du site, c’est vraiment superbe. Il y a là haut des terrasses et une petite grotte qui devait servir pour les prières. On redescend ensuite et on visite les différents lieux de la citadelle. On se rend compte que la ville était organisée en quartiers qui avaient chacun un but précis: il y a l’université pour que les femmes apprennent le tissage, les ateliers, les lieux religieux,… on a même vu la maison du gouverneur qui était la seule à détenir des toilettes, et qui avait les portes élargies afin qu’il puisse passer avec sa couronne immense. Il y a vraiment beaucoup de choses à voir.
Malgré un temps pas top, on est ravis de notre visite de ce site mythique, et surtout de l’avoir mérité après nos 4 jours de marche préalables pour se rendre compte de la difficulté que cela devait être à l’époque pour se rendre au Machu Picchu.
Nous retournons ensuite au camping plier notre tente et marcher le plus vite possible pour attraper les bus qui partent d’Hydroelectrica à Cuzco à 13h30. On arrive pile à temps, et on part pour 6h de route retour. Le soir, pour se faire plaisir, on va prendre un énorme repas chez Mc Donalds, il fallait bien qu’on reprenne quelques calories après tout ce sport, on aura fait plus de 100km et 4000m de dénivelée en cinq jours!

Le lendemain, nous reprenons la route pour explorer la vallée sacrée. Aurélien récupère son manteau et nous allons dans un camping à Pisac, village occupé par des hordes de hippies, au-dessus duquel trônent de gigantesques ruines incas. On les visite, et on remarque qu’avec la saison des pluies, ils ont fait une classification des risques de chutes de pierres, comme nous avec les avalanches! Il y a malheureusement quelques accès fermés, mais on pourra admirer la majorité du site sans problème, d’autant plus qu’il fait très beau. Il y a plein de terrasses et une ancienne petite ville inca dans laquelle on peut se balader et entrer dans les maisons. C’est très beau et on peut admirer les montagnes autour, la rivière en bas de la vallée et d’autres ruines en contrebas, l’Intiwatana et Pisaca.
Ensuite, direction Ollantaytambo où d’autres ruines nous attendent. Elles sont très belles et bien conservées, il y a des pierres géantes roses, qui devaient être les vestiges du temple de la lune. À côté, la zone militaire qui surplombe des terrasses aux pierres très finement taillées. Plus loin sur la droite, les terrasses agricoles, taillées moins finement ainsi que les bains cérémoniels. Il y a également près de l’entrée des visiteurs le temple de l’eau et sa fontaine sacrée, ainsi qu’une table pour les sacrifices humains que nous n’avons pas réussie à trouver! C’était encore un très beau site inca.

Le lendemain, nous continuons la visite de la vallée sacrée et nous commençons par les salineras de Maras. C’est une étendue de bassins de récolte de sel, alimentés par une petite source d’eau chaude. Il y a des bassins à perte de vue! Nous allons ensuite à Moray, où des terrasses pour les cultures sont construites dans des trous géants, probablement le résultat de chutes de météorites. C’est encore très beau, et la précision des cercles est parfaite, c’est impressionnant! L’après-midi, nous visitons notre dernier site inca, Tipon. On remarque bien sur ce site que les incas avaient la maitrise de l’eau car ils ont construit un système d’irrigation des terrasses exceptionnel, ainsi qu’une très belle fontaine cérémonielle sacrée. Le soir, nous dormons dans le jardin d’une maison qui héberge des volontaires hippies de toute la planète, on est donc arrivés en pleine séance de yoga générale, dans l’église de la maison…

Par la suite nous prenons la route semée d’embûches vers le Canyon de Colca. Nous y rencontrerons une belle averse de neige et un camion d’essence presque renversé sur le côté…

Nos statistiques cumulées depuis le début du voyage jusqu’à Tipon

Nombre de nuits dans la voiture : 74
Nombre de nuits en tente : 16
Nombre de nuits en hôtel, refuge ou lodge : 35

Nombre de douches : 51

Nombre de kms de rando : 565,5 km
Dénivelés positifs randonnées : 26 311 m

Nombre de kms parcourus en voiture : 18 211 km

One thought on “Sur la route des Incas

  1. C’est génial !!! L’attente des perroquets en valait la chandelle quand on voit la couleurs des perroquets!
    A plus de 500 km, elles sont amorties vos chaussures !
    On a déjà des idées pour vous pour la prochaine aventure : https://www.teararoa.org.nz/
    Des bisous à vous deux et profitez jusqu’au bout !!!

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